jeudi 14 mars 2013

Puerto Misahualli, 12-13-14 mars

Près d'un gros arbre, les racines des arbres doivent être en surface car le sol est en pierres
Certains disent qu’ici nous sommes au bout du monde, mais en fait nous ne sommes qu’à 3500 kms de l’estuaire de l’Amazone. Il suffirait de se laisser glisser sur le Rio Napo sur 1400 kms et ensuite c’est le légendaire Amazone. Pour s’y rendre nous avons préféré le bus, d’abord de Puyo à Tena et ensuite une quarantaine de minutes jusqu’ici.

Le petit village compte environ 1000 personnes, la température moyenne est de 25C, mais l’humidité est de 95%, on vient surtout ici pour plonger dans la forêt qui nous entoure ou parcourir le rio.
Belle excursion en canot, nous sommes  avec une Allemande, le guide et le chauffeur de pirogue, il faut connaitre le coin pour éviter les roches et naviguer entre les remous, pendant un instant on pense revivre un enlisement sur le Mékong, mais ça passe.
Premier arrêt pour visiter un projet de la communauté quechua, le guide local nous présente les différents pièges utilisés par les Autochtones pour capturer les animaux, rudimentaires mais très ingénieux, les bêtes étaient assommées ou prises au collet, quand elles ne tombaient pas dans un trou où des piquets l’attendaient.
 
Cette façon de faire rappelle assez les trappes qu’utilisait le Viêt-Cong, d’ailleurs elles furent utilisées dans la guerre entre l’Équateur et le Pérou. Dans un espagnol très lent et superbement bien articulé le guide local montrait son enthousiasme pour la préservation de la civilisation de ses ancêtres; suit un exercice de tir à la sarbacane.

La visite d’un site où on conserve ses animaux qui étaient blessés ou en danger est intéressante, de beaux perroquets, l’animal le plus fidèle à son conjoint, des singes, des tortues, un anaconda (qu’on ne voit pas), des cochons-dindes, des alligators et autres. Suit une marche dans la forêt amazonienne, où je prie beaucoup à haute voix pour l’élection rapide d’un nouveau pape, et pas en quechua.

Un très petit singe en liberté

 
On termine notre tour par un léger gouter dans un village où des bénévoles belges travaillent, petit problème ils ne savaient pas qu’ils devaient défrayer eux-mêmes les dépenses de leur projet de collaboration, petite douche froide sur leur enthousiasme.
La douche nous on l’évite, mais cette nuit c’était vraiment le déluge avec éclairs et tonnerre, aujourd’hui la pluie continue, on ne peut se plaindre nous sommes en Amazone, pas de pluie on aurait manqué quelque chose.
En Amazonie, il y a aussi des chercheurs d'or

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